Carvin pour vous

La Voix du Nord a édité un article au sujet de la résidence sociale du Hameau d'Epinoy, qui a été réquisitionnée par le préfet pour hébergés des migrants mineurs afghans. La question qui se pose est "Pourquoi la résidence était quasiment vide?" mais aussi "Le Maire, M. Kemel, envisagerait-il de reconvertir ce lieu et lui faire perdre son caractère social?". Voici l'article en question... Il est signé Anne-Claire Guilain.


Le 22 septembre dernier, à l'arrivée des migrants mineurs afghans à Carvin, une question était sur toutes les lèvres : pourquoi la résidence sociale du Hameau d'Épinoy était-elle quasiment vide ? Étrange dans un secteur où les problèmes de logement et d'insalubrité sont légion. Quelques éléments d'explications.


  « Pourquoi Carvin ? » Cétait une des questions récurrentes que l'on pouvait poser, le 22 septembre, à l'arrivée des 48 migrants à la résidence sociale du Hameau d'Épinoy. « Parce qu'il y avait suffisamment de places disponibles », rétorquaient les travailleurs sociaux. Une réponse certes mais qui appelait une autre question : pourquoi autant de places disponibles ? Car sur les 25 logements d'urgence, d'une surface de 42 m² chacun, que compte la résidence, 16 étaient vides. 16 appartements, quasiment neufs puisque datant de 2001 (alors qu'Odette Dauchet était encore maire de Carvin), qui auraient donc pu être attribués à des familles du secteur en mal de logements. Car selon Yves Suplice, directeur d'agence Nord - Pas-de-Calais à Adoma (anciennement Sonacotra), la société propriétaire des lieux, « cette résidence accueille des personnes qui ont des problèmes de logements pour une période comprise entre 6 mois et 1 an. Nous avons par exemple hébergé des sans-abri cet hiver, durant le plan Grand froid. ». Une mission confirmée par le site Internet du bailleur (lire l'encadré). Alors la question revient comme une ritournelle : pourquoi cette résidence sociale carvinoise était-elle quasiment vide ? Et là, pour seules réponses, des sourires gênés ou même des « on ne peut pas le dire aux médias ». Un travailleur social ose un « il paraîtrait que la mairie fait barrage. Elle refuse de signer les dossiers. » Une des rares habitantes de la résidence, Heïdi, confirme : « Mon mari, notre fille et moi, on est là depuis 2001. À l'époque on dormait dans une voiture. Là, ça fait donc 8 ans qu'on habite ici. La mairie ne nous propose aucune solution de relogement et on a appris que le maire bloquait les demandes. C'est pour ça qu'on n'a pas beaucoup de voisins ! » Par convention, la mairie aurait donc à donner son accord pour l'hébergement d'urgence. Mais depuis plusieurs mois, son accord, elle ne le donne plus. Questionné sur ce sujet, le maire Philippe Kemel donnait pour explications les dysfonctionnements de la résidence et sa volonté de la reconvertir. « Nous avons constaté que les personnes hébergées restaient beaucoup plus longtemps que ce qui est prévu dans ces hébergements d'urgence (un fait confirmé par Heïdi, la résidante). Nous voulons donc petit à petit les faire sortir. Et nous avons un projet pour reconvertir ce lieu. Plus à caractère social mais d'habitat. » En effet, l'idée d'un lieu d'hébergement pour sportifs a déjà été évoquée lors de précédentes réunions municipales. Mais cette idée n'est pas du goût des travailleurs sociaux qui ne cachaient pas leur déception de voir un lieu d'accueil social fermer ses portes, surtout avec une municipalité socialiste. Du côté d'Adoma, qui assume déjà le manque à gagner des logements vides, on refuse de s'exprimer sur le sujet. Pas de réponse non plus concernant des négociations de rachat de bâtiment. Lundi, le juge pour enfants a estimé que les migrants ne pouvaient rester dans cette résidence car elle n'est pas adaptée à l'accueil de mineurs. Ils devraient quitter Carvin dans les quinze jours qui suivent cette décision. La question de l'avenir de la Résidence du Hameau d'Épinoy est donc plus que jamais sur la table ! À suivre... •


L'article sur le site de la voix du nord. Cliquez Ici.
Lun 19 oct 2009 1 commentaire
comme a son habitude monsieur le maire dit aussi "oui oui" (surnom donné par la population) n'a aucune réponse mais promait de faire mieux. sans doute a-t-il une personne aplacer pour faire taire les rumeurs!!! nous carvinois comptons peu à ses yeux car les siens brille pour l'extra la fanfaronade et le clinquant , mais, por les autres surtout, pour ce qui donne les direstion régionale de peur de perdre sa place.
je trouve navrant que l'on puisse penser conduire l'avenir de notre cité dans ces conditions du béni-oui-oui.
eric - le 15/02/2010 à 15h19