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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 15:09

 

Injustices, inégalités, licenciements, ça continue !

 

La crise, toujours les mêmes qui la payent ! Ça suffit ! 

Par Régis Bougnas

Secrétaire de la section PCF de Carvin, Conseiller Municipal

 

La casse industrielle n’a pas connu de trêve cet été. Parmi tant d’autres, les fameuses bouteilles de gaz des « Fabris » en sont le symbole. Pour augmenter leurs bénéfices, les grandes entreprises imposent à leurs sous-traitants des conditions draconiennes, rendant leur situation précaire. La crise arrivée, ces grandes entreprises, qui d’ailleurs reçoivent des aides de l’État, se contrefichent du devenir de ces sous-traitants et de leurs employés contraints d’employer les grands moyens pour espérer se faire entendre.

Le grand patronat profite de la crise pour restructurer, délocaliser, afin d’assurer des dividendes confortables aux actionnaires. Car malgré les déclarations de nos dirigeants, N. Sarkozy en tête, rien n’a changé, le capitalisme n’est pas devenu plus « moral » : on l’a vu avec ces banques américaines qui, profitant de la faillite de leurs concurrentes, font des profits énormes et ont remboursé au plus vite l’État américain pour pouvoir distribuer librement des dividendes pharamineux à leurs actionnaires et des bonus colossaux à leurs dirigeants (33 milliards de dollars !!). On le voit avec la BNP qui met de côté 1 milliard d’euros pour payer des bonus à ses traders, au lieu de rembourser à l’État, c’est-à-dire aux contribuables, les 5 milliards d’euros donnés pour faire face à la crise. 

Mais les petits, les sans-grades, après avoir dû avaler la mobilité, les heures supplémentaires, les départs jamais remplacés, l’expatriation en Hongrie pour 400 € par mois, le travailler plus pour gagner moins,… se rebiffent. Les séquestrations de patrons, les bonbonnes de gaz sont des réponses à l’humiliation qu’ils éprouvent, à l’obscénité des patrons et des actionnaires qui empochent sans vergogne des parachutes dorés, des sommes tellement insensées qu’on a du mal à compter les zéros avant la virgule.

L’avenir de notre pays est sombre : au nom de la sacro-sainte rentabilité financière, notre industrie est en danger, démantelée par les grands patrons avec la bénédiction de N. Sarkozy et du gouvernement. Pourtant on peut faire autrement, on pourrait taxer les produits des délocalisations quand ils reviennent par exemple, on pourrait interdire les licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices, on pourrait batailler ferme pour la reconquête industrielle, on pourrait… faire une vraie politique de gauche.

Le temps presse pour renverser la vapeur. Il est grand temps d’entrer dans l’action, de renforcer le Parti communiste et plus largement le Front de gauche qui proposent la seule alternative possible à la politique désastreuse que nous subissons.

 

Par Régis Bougnas
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