Partager l'article ! Motions au Conseil Municipal du 19 février 2009: Notre groupe a déposé 2 motions lors du conseil municipal du 19 février 2009. E ...
Lounis Ibadioune est ouvrier du Livre aux NMPP, militant communiste parisien de la Goutte d’Or. Lounis Ibadioune vend l’Humanité Dimanche à la criée depuis plus de 20 ans sur le marché au cœur du 18ème arrondissement de Paris. En février 2007, sans crier gare, des policiers lui ont dressé un procès verbal de 172 € pour « vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation ». Affaire sans suite jusqu’en mars 2008, date à laquelle arriva une amende que Lounis a bien sûr refusé de payer. Après une première convocation au tribunal en décembre dernier, il est passé hier devant un juge du Tribunal de proximité.
Un journal d’opinion vendu par un bénévole n’est pas une marchandise, c’est un élément de démocratie. Le droit de vendre ainsi les journaux à la criée existe depuis les débuts de la presse. Ce droit a été étendu à tous les journaux « gratuits » payés par la publicité et aux ordres de grands groupes.
Verbalisés par la police, certains auraient payé l’amende, ils auraient rangé leurs journaux. Mais pour Lounis, il ne s’agit pas d’une bavure. C’est une tentative d’intimidation qui vise l’ensemble du mouvement social.
S’attaquer à la diffusion de l’Humanité Dimanche, journal qui lancent des notes discordantes dans le politiquement correct, journal qui dénonce sans relâche les méfaits de la politique de N. Sarkozy, n’est pas innocent.
L’amende donnée à Lounis Ibadioune n’est pas « le fruit du hasard ». Les signes liberticides s’accumulent à très grande vitesse.
Depuis l’arrivée de N. Sarkozy au pouvoir, nos libertés sont attaquées. Ainsi : 600 000 citoyens ont été placés en garde à vue en 2008, c’est-à-dire 2 fois plus qu’en 2000 ! 2,5 millions de personnes sont dans les fichiers des Renseignements Généraux ! Revendiquer devient un crime : les dépôts de plainte contre les syndicalistes, les licenciements des salariés trop revendicatifs se multiplient, le DAL est condamné à 12 000 € d’amende pour un « campement illégal », quand il fournit des tentes à des sans-logis !
La vision politique de N. Sarkozy conjugue libéralisme économique et autoritarisme d’État, l’un et l’autre se renforçant pour maintenir un semblant de « paix sociale » tout en assurant la protection des détenteurs du capital politico-socio-économique.
La première victime de cet « autoritarisme libéral » est le droit de grève qui est remis en cause au plus haut niveau de l’État. Mais la justice et les médias sont aussi dans le collimateur du pouvoir :
En refusant de payer cette amende invraisemblable, Lounis Ibadioune a fait un grand acte politique. En effet dans notre France qui dérape vers un pouvoir autoritaire, il n’y a pas de petit combat quand il s’agit de la liberté.
Le Conseil municipal de Carvin se félicite que la justice de notre pays ait relaxé Lounis Ibadioune.
En outre, il appelle tous les citoyens à rester vigilants et à combattre toutes les attaques aux libertés perpétrées par N. Sarkozy et son gouvernement.
Antilles, répondre aux exigences populaires
Depuis plus d'un mois, un mouvement populaire de grande envergure se déploie en Guadeloupe et en Martinique.
Cette colère bénéficie d'un soutien massif de la population. Elle s'élève légitimement face au mépris du gouvernement, contre des inégalités particulièrement insupportables dans ces départements et pour un relèvement significatif des salaires.
Derrière l'image carte postale de ces îles, la réalité sociale est bien différente : taux de chômage dépassant les 20%, revenus moyens inférieurs d'un tiers, inflation deux fois supérieure et des prix souvent doubles, notamment pour les produits alimentaires à ceux de la métropole.
Pour une majorité de Guadeloupéens et de Martiniquais, la vie est dure alors même que 1% de la population y contrôle 90% de l'industrie agroalimentaire, la moitié des terres et 40% de la grande distribution. Une inégalité sociale poussée à un point d'incandescence et qui aiguise toute les colères dans des Antilles qui n'oublient pas leur passé colonial et l'esclavage.
Il aura fallu attendre 15 jours de grèves en Guadeloupe pour que le Ministre daigne se déplacer pour annoncer que le gouvernement laissait au Medef le soin de trancher...
Alors même que des centaines de milliards d'euros ont été trouvé pour sauver les banques, le gouvernement n'assume pas ses responsabilités politiques. En 1h30 de show télévisé,
Nicolas Sarkozy n'a pas eu un mot sur le sujet.
Une attitude irresponsable qui ne peut que conduire à une radicalisation du mouvement, à l'extension de la crise, en Guyane, à la Réunion et au-delà et conforter le recours à la grève générale comme seule solution pour être enfin entendu.
Aux Antilles comme en France, la solution à cette crise économique passe notamment par un relèvement significatif des salaires et rompre avec les dogmes libéraux.
C'est cette même exigence que le mouvement social a porté le 29 janvier et portera le 19 mars.
Le Conseil Municipal apporte son soutien au peuple antillais et demande au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour répondre à ses revendications.
Derniers Commentaires