Monsieur Masson en avait plein la bouche en évoquant la souffrance des Carvinois ! Et pourtant avec beaucoup de pertinence, Nicole Byls faisait
remarquer, lors du Conseil municipal, que la plus grande part de la subvention de 665.000 € attribuée au CCAS servait à payer les salaires.
En effet alors que le budget du CCAS pour 2010 s’élève à 1.189.814 €, l’aide facultative aux familles en difficulté n’est que de
136.555 € soit 11,47% du budget, part en diminution par rapport à 2008.
Il apparaît clairement que, malgré les grands et beaux discours de l’équipe majoritaire, les aides aux familles défavorisées diminuent, la
municipalité se défaussant sur les associations caritatives comme le Secours Catholique, le Secours Populaire, ou la Bonne action.
Le groupe « Pour vous, avec vous » a donc refusé de voter cette subvention. Il a demandé que les aides aux familles soient augmentées et
les délais diminués.
Petite lueur d’humanité, sur proposition de notre groupe, il a été voté à l’unanimité une augmentation de 5% des subventions à ces associations
(initialement prévus 2%).
Des pt’its sous, des p’tits sous,
encore des p’tits sous !
A part l’accès à la culture, en particulier à la lecture devenue payante en Janvier 2008, puisque soumise à l’obligation d’achat de la carte Atout
Loisirs, l’accès aux stages sportifs réservés aux jeunes de 7 à 14 ans passe de 1 à 15 €.
Devant notre indignation, l’équipe majoritaire précisera que cela répond à la demande des parents (curieux…), que c’est une somme peu élevée en
regard de la prestation… Certes ! Peu élevée pour qui ?
En outre, Monsieur le Maire oubliera de préciser que ces stages sportifs n’ouvrent pas droit aux aides de droits communs tels que
les bons CAF.
Monsieur le Maire privilégierait-il le fleurissement de sa ville (15.888 € pour l’achat de jardinières en 2010) à
l’épanouissement de ses jeunes ?
Le groupe « Pour vous, avec vous » s’interroge et ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec ce qui se passe au niveau national en
matière de santé. Comme nous allons vers un accès aux soins à 2 vitesses, où il y a déjà des laissés pour compte, nous irions vers un accès à la culture et au sport (possible pour les uns,
inaccessible pour les autres)…
Cela est inacceptable, plus encore de la part d’une commune de gauche, dont la conduite se doit d’être exemplaire en ce
domaine.
>Local des oppositions: réponse de M. Kemel suite à notre énième interpellation.« Le descriptif est en cours. Il sera ensuite présenté aux présidents des groupes
politiques puis vu en Bureau Municipal ». Bref, encore une affaire de quelques mois supplémentaires
qui s’ajouteront aux neuf ans déjà passés !
>Des adjoints en trompe l’oeil: A quoi peut bien servir un adjoint s’il ne maîtrise pas les
dossiers ? Lors d’une réunion de commission, alors que le dossier de Rénovation Urbaine ANRU concernant la restructuration du quartier de la République (et donc la vie de centaines de
personnes !) était à l’ordre du jour, l’adjointe à l’urbanisme, dont c’est pourtant la compétence, avouait ne pas avoir connaissance du dossier.
>Panneaux d’affichage libre: à notre demande, M. Kemel répond :« Nous travaillons sur la signalétique en ville, donc nous combinerons signalétique et
panneaux. »C’est vrai qu’au niveau combines, on peut lui faire confiance, car en voilà encore un bien
bel exemple !
>Compte-rendu des commissions: Le premier adjoint au maire a proposé de fournir les
comptes-rendus des réunions de commissions municipales, s’étonnant de voir une élus de notre groupe prendre des notes studieuses du contenu de la réunion. Mis à part quelques comptes-rendus
servant d’alibis, nous les attendons toujours…
Par José Coget, conseiller municipal
« Pour vous, avec vous »
Persiste et signe !
A la suite du dernier conseil municipal, un journaliste de la presse locale a écrit que
j'aurais dérapé en m'adressant au maire et en lui disant que c'était « se foutre de la gueule du monde » concernant un problème de censure qui dure depuis sept mois et pour lequel nous
avons chaque fois une excuse bidon, soit du maire lui même, soit du directeur de la communication. Et bien non, ce n'est pas du dérapage verbal, ce n'est qu'une expression qualitative,
brute de décoffrage, certes, mais à la mesure del'agression et du mépris que les
groupes minoritaires subissent depuis trop longtemps.
Au donneur de leçons, Philippe Kemel, maire de Carvin, concernant la qualité des élus qui devraient d'après lui
« toujours garder leur sang froid » je réponds qu'il est d'autres qualités beaucoup plus importantes à mes yeux, comme l'honnêteté, la franchise et le respect de l'autre, qu'il soit
adversaire politique ou simplement citoyen. Que l'expression de mon ire, mon courroux et mon emportement est justement proportionnée au vu du mépris et des sarcasmes constatés.
L'ironie et la condescendance avec lesquelles, ce même jour, a été traitée la question orale de Monsieur Fougnie,
concernant un dossier qui n'est pas anodin, puisqu'il concerne le contrôle de légalité et les services de l’Etat et qui date du mois de septembre, en est un exemple supplémentaire ! Que le maire
dise à un conseiller municipal qu'il ne peut pas répondre à une question sur laquelle il a été interpellé, il y a plus de six mois, parce que son Directeur Général des Services n'est pas là, et
qu'iln'est pas au courant de l'aboutissement du dossier est symptomatique de l'état d'esprit
« démocratique » du premier magistrat de la ville !
Récemment je dénonçais l'omnipotence et la suffisance d'un triumvirat municipal qui se gargarise de démocratie et
interdit cependant l'accès aux dossiers aux élus qui ne sont pas dans la majorité !
Cela fait neuf ans que nous réclamons que la loi soit appliquée et que les groupes minoritaires disposent d'un
local pour travailler ! Neuf ans !
Le pouvoir comme piédestal est propice à l'abus donc à l'injustice !
Cependant, comme il n'est pas dans mes habitudes de faire des écarts de langage, la prochaine fois j'utiliserai
des grands mots, promis, m'exprimerai en vers (ou en rouge), respecterai la concordance des temps... ou pas !
Sachez, Monsieur le Maire, que je considère que la malhonnêteté, soit-elle enrobée de flegme, servie par la
langue de bois, ou même niée, reste de la malhonnêteté !
Les élus « Pour vous, avec vous » ont voté CONTRE
le budget 2010 de la ville
Par Régis BOUGNAS,
président du groupe « Pour vous, avec vous »
Cette année, comme les précédentes,le maire et son équipe ont voté une
augmentation des taux d’imposition de 3%qui s’ajoute à l’augmentation des bases de calcul de plus de 1% décidée par le gouvernement.
M. le maire et son équipe ne tiennent pas compte des difficultés des Carvinois accentuées par la crise.
Et ce n’est pas nouveau : depuis 2001, année d’arrivée de M. Kemel et son équipe aux commandes de la ville, la part de la ville dans les impôts
locaux a explosé.
Comme exemple, on peut prendre un petit F2 dans une résidence HLM : en 2001, la part de la ville dans la taxe d’habitation s’élevait à
217 €. Pour le même appartement, elle s’élevait à 311 € en 2009.Soit une augmentation de 94 € c’est-à-dire
de 43,3 % !
Vos revenus ont-ils augmenté de 43,3 % entre 2001 et 2009 ?
De nombreuses villes ont décidé de prendre en compte la situation difficile de leurs habitants en n’augmentant pas leurs impôts locaux, comme à La
Madeleine ou même comme à Grenay où ils les ont diminués.
Opposés à l’augmentation des taux de la part de la ville dans la taxe d’habitation, les élus de "Pour vous, avec vous" ont voté
contre le projet de budget proposé par Philippe Kemel et son équipe.
Les tarifs du gaz naturel pour les particuliers ont augmenté de 9,7% en moyenne au 1er avril.
Ce n’est plus de gouvernement, mais la Commission de régulation de l’énergie qui a donné son aval à une demande soumise par le groupe GDF-Suez,
anciennement Gaz de France.
Ce sont les 10 millions de Français, et parmi eux de nombreux Carvinois, utilisant cette énergie pour la cuisine, l’eau chaude et le chauffage qui
feront les frais d’un enrichissement de l’opérateur privé GDF-Suez.
Ainsi, le pouvoir d’achat des ménages se verra ponctionné d’un milliard d’euros annuel selon certaines estimations. Cette hausse risque de se
révéler, dans bien des cas, insupportable pour les ménages les plus modestes et les plus fragilisés par la crise, et il est inadmissible que l’État laisse à des experts n’ayant aucune légitimité
politique, le soin de fixer les prix d’une entreprise qu’il détient encore à 35%.
Or cette hausse n’est pas justifiée par des raisons économiques. En effet, le résultat du groupe GDF-Suez a atteint un niveau historique en 2008,
niveau confirmé en 2009, malgré la crise, avec 4,5 milliards d’euros de profits.
Le but principal et non avoué de cette importante hausse des tarifs est de soutenir l’action de GDF-Suez en garantissant des dividendes conséquents
à ses actionnaires privés.
Le Conseil Municipal de Carvin estime que l’énergie n’est pas une marchandise comme les autres. Il demande donc la renationalisation de GDF, et en
attendant :
Pour le rétablissement de la demi-part supplémentaire dans le calcul de l’impôt des personnes seules ayant élevé un enfant.
L’avis d’imposition 2010 devrait réserver une désagréable surprise à plusieurs millions de contribuables. Fin 2008, dans le cadre du projet de loi
de finances, la majorité UMP a adopté une mesure, passée relativement inaperçue, qui modifie le calcul de l’impôt sur le revenu. Applicable à partir de cette année, elle va se traduire par un
véritable racket au détriment de foyers à ressources souvent modestes. Jusqu’alors, tout contribuable vivant seul, qu’il soit célibataire, divorcé ou veuf, bénéficiait d’une demi-part
supplémentaire s’il avait élevé un enfant. Cette disposition tenait compte du coût de la vie, plus élevé pour une personne vivant seule par rapport à ceux vivant en couple, et, clairement,
participait d’une politique familiale. À partir de 2010, cet avantage est subordonné à une nouvelle condition, qui va en restreindre considérablement le champ d’application : pour avoir
droit à la demi-part, le contribuable doit avoir élevé seul un enfant pendant au moins cinq années depuis qu’il vit seul. Ce qui exclut de nombreuses personnes, qui se sont retrouvées seules,
suite au décès de leur conjoint ou à une séparation, et qui ont bien assumé la charge d’un enfant, mais en couple.
Sur les 4,3 millions de bénéficiaires actuels de cette demi-part, 3,2 millions, dont beaucoup de retraités, devraient la perdre. L’addition
s’annonce salée. La suppression de la demi-part va avoir pour conséquence soit de rendre imposable des contribuables qui ne l’étaient pas, soit d’augmenter, jusqu’à plus de 800 euros, le montant
de leur impôt sur le revenu. Au total, le fisc devrait ainsi récupérer la bagatelle de 1,2 milliard d’euros.
Ce n’est pas tout. Pour nombre de contribuables, la perte de cet avantage entraînera des conséquences en cascade. En devenant imposables, ou en
voyant leur revenu fiscal de référence augmenter, ils perdront le bénéfice de l’exonération ou d’allégements d’impôts locaux (ainsi que de la redevance télé). Des retraités, qui en étaient
jusque-là exonérés, seront assujettis à une cotisation maladie sur leur pension. Des aides pourront aussi leur être supprimées : prise en charge d’une aide ménagère, gratuité des transports…
Mais la poignée de privilégiés protégés par le bouclier fiscal (19 000 personnes, assujetties à l’ISF, se sont vu restituer un total de 600 millions d’euros en 2008) peut, elle, dormir sur
ses deux oreilles : déficit budgétaire astronomique ou pas, il n’est pas question pour Nicolas Sarkozy et sa majorité UMP de chercher à faire la moindre économie de ce côté-là.
Pour plus de justice sociale, le Conseil municipal de Carvin demande que le gouvernement prenne l’argent dans les poches de ceux qui en ont
beaucoup plutôt que dans celles de ceux qui n’en ont guère.
Les élus communistes et républicains de Carvin, rejoints à cette occasion par Manuel TOURBEZ candidat de la liste du Front de Gauche
« L’humain d’abord », se réjouissent de voir dans la voix du nord du mercredi 10 mars, un article sur la mobilisation des parents d’élèves de l’école La Bruyère contre la fermeture
scandaleuse d’une classe prévue à la rentrée.
Cette suppression n’est pas justifiée, il faut garantir des conditions d’éducation optimale pour les élèves de cette école, comme pour toutes les
autres.
Nous regrettons qu’une fois de plus tous les élus de l’opposition n’aient pas été sollicités par le maire Philippe Kemel pour participer au
rassemblement et ainsi montrer que la mobilisation est unanime. Le combat des parents d’élèves aurait ainsi bénéficié d’une légitimité encore plus grande. Monsieur Kemel a préféré apparaître
comme le seul défenseur du maintien de la classe maternelle, alors que ses propos lors du dernier conseil municipal avaient été très rassurants sur le fait qu’il n’y aurait très certainement pas
de fermeture de classe à La Bruyère l’an prochain en raison de l’arrivée de nouvelles familles au hameau de la Freste.
Certaines causes nécessitent une union la plus large possible. C’est la raison pour laquelle notre groupe avait proposé aux élus socialistes de
s’associer aux nôtres pour l’organisation de la votation pour la Poste en octobre dernier, avec le succès que l’on sait. Nous regrettons que Philippe Kemel n’ait pas eu le même réflexe sur la
question importante de la sauvegarde d’une classe maternelle.
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