la priorité à droite systématique dans Carvin n'est
pas une solution !
Le groupe « Pour vous, avec vous » a trois remarques :
· La méthode se caractérise par un manque de concertation et de démocratie.
En effet, il n’y a pas eu de débat sur le sujet au Conseil Municipal. On peut nous rétorquer que ce sujet a été abordé au cours d’une réunion de la commission « Citoyenneté » le 7 juillet. À cette réunion, M. Masson a présenté le projet, notre représentante a émis des réserves, a signalé quelques carrefours où la priorité à droite est dangereuse. Elle a proposé que notre groupe y réfléchisse pendant les vacances pour apporter des propositions constructives. Nous comptions utiliser les réponses au questionnaire à la population que nous avons fait pendant la campagne électorale où la moitié des réponses montraient une hostilité à la priorité à droite systématique.
M. Masson a semblé être sensible au côté démocratique de notre demande. Il nous a fourni le plan des modifications de priorité et a dit qu’on en reparlerait au cours d’une réunion de commission en septembre.
Nous avons eu la surprise de voir, début septembre, dans Carvin la Nouvelle, le plan et la date d’effet de la mise en priorité à droite.
En fait, il s’agit d’une présentation d’un projet bouclé entièrement, et on s’aperçoit que l’équipe dirigeante reste complètement sourde à la moindre objection et refuse même d’y réfléchir.
Nous alertons donc sur le fonctionnement antidémocratique de la municipalité.
On a tout-à-fait l’impression que le fonctionnement du Maire et de son équipe est : « vous m’avez élu, je fais ce que je veux ».
· La priorité à droite systématique ne nous apparaît pas une bonne solution.
Nous pensons que dans le cas de croisement de routes, là où il y a risque que 4 véhicules arrivent en même temps, comme au carrefour des rues d’Annœullin et Allende devant l’église, il faut utiliser les feux tricolores ou mettre une priorité à l’une des rues.
Nous pensons que plusieurs carrefours sont dangereux avec une priorité à droite comme, par exemple, l’intersection de la rue Raoul Briquet de la rue Lamendin.
D’ailleurs des remarques nous ont été faites comme une habitante de l’impasse Renan, qui pour sortir de son impasse avait un stop et depuis quelques temps « bénéficie » d’une priorité à droite. À chaque fois, elle hésite, elle a peur d’avoir un accrochage si elle prend sa priorité. Elle se sent en insécurité.
Une autre habitante nous a fait part de ses difficultés de piétonne : les automobilistes, obnubilés par l’arrivée possible d’une voiture à droite, remarquent moins la piétonne qu’elle est, et elle a parfois du mal à traverser.
En règle générale, il y a deux paramètres qui entrent en compte, la sécurité et la fluidité du trafic. On vient de le voir, en matière de sécurité, la priorité à droite n’est pas valable dans tous les cas. Et pour la fluidité du trafic, elle est calamiteuse.
On peut améliorer les deux par une étude raisonnée de chaque cas particulier.
· Le Maire et sa majorité ont une attitude dogmatique.
Notre maire et ses amis font de la priorité à droite systématique une idée fixe.
Si la priorité à droite systématique était la solution idéale en matière de sécurité cela se saurait. Il est remarquable que Lens, qui avait instauré la priorité à droite à l’entrée de la ville, est revenu sur sa décision.
Mais revenir sur sa décision est une chose qui semble impossible à notre maire, même si les arguments ou l’expérience devraient l’y amener.
Dernière minute : Déjà des accidents!!!
A peine 24 heures après la mise en service des priorités à droite, plusieurs accidents nous ont été signalés!
On trouve déjà des bouts de verre à certaines
intersections...
Certains carrefours sont devenus particulièrement accidentogènes et on compte
déjà un panneau "stop" revenu au carrefour situé au niveau de la chapelle près de la cité Notre-Dame (voir photo)!
N'hésitez pas à nous signaler toute constatation que vous pouvez faire!
Education et soutien parental : péril en la demeure !
Le plan de cohésion sociale initié sous la présidence Chirac par le ministre Borloo en 2005 possède un important volet autour de « l’égalité des chances ».
Ce plan prévoit la mise en place locale de « programmes de réussite éducative » (PRE) à forte dimension éducative et sociale. Ce dispositif nouveau permet la mise en place d’un accompagnement individualisé des enfants et des familles en difficulté par la mise en réseau des différents acteurs éducatifs et sociaux entourant l’enfant. Le soutien apporté pourra ainsi prendre différentes formes : accompagnement scolaire, prise en charge des problèmes de santé, inscription à des activités de loisirs, aide matérielle… Un regard particulier sera porté aux parents pour que ceux-ci soient soutenus dans leur fonction parentale. Ce programme présente beaucoup d’avantages mais ne nous leurrons pas, il s’apparente fort au bel arbre qui cache le reste de la forêt… L’individualisation du soutien apporté par les PRE ne doit pas oublier que l’éducation est un enjeu majeur pour l’ensemble de la population.
Soutenir les enfants les plus en difficulté est une nécessité…
Mais il ne faut pas oublier que parallèlement à ce projet, notre gouvernement porte atteinte au système éducatif:
- Réforme des programmes scolaires en primaire et diminution du nombre d’heures de classe (suppression de la classe le samedi). On se recentre sur les fondamentaux (lire, écrire, compter) et on oublie que l’école c’est aussi l’apprentissage du « vivre ensemble ». Le rythme de vie des enfants n’est pas pris en considération et l’on persiste à imposer aux enfants des grosses journées rallongées en plus par du soutien scolaire après la classe.
- Suppression de postes d’enseignants (encore 13 500 en 2009 après les 11 500 de la rentrée prochaine !) et diminution du budget de l’éducation nationale pour répondre aux « objectifs de réduction des déficits publics » selon le ministre Darcos. L’éducation des enfants n’est-elle pas un investissement primordial pour l’avenir ? Ne doit-on pas plutôt favoriser un meilleur encadrement pour un meilleur suivi ?
Par ailleurs notre gouvernement est en train d’aggraver les conditions de vie des plus faibles et par conséquent les conditions d’éducation des enfants :
- Remise en cause des 35h et « travailler plus ». alors qu’on veut soutenir la fonction parentale, on enlève du temps libres aux travailleurs, temps qu’ils auraient pu passer avec leurs enfants.
- Déremboursements de soins médicaux et franchises médicales. Le droit à la santé est clairement menacé. De plus en plus de familles renoncent à se soigner pour des raisons financières.
- Perte de pouvoir d’achat. L’augmentation des prix des denrées et de l’énergie rend la situation des familles en difficulté encore plus ardue. Le gouvernement refuse de prendre à bras le corps ce problème et préfère réserver ses efforts au bénéfice des plus riches. Le « paquet fiscal » permet au revenu des français les plus riches d’augmenter sept fois plus vite que la moyenne nationale. Par contre, les faibles revenus et les minimas sociaux ne progressent pas… Les familles se sacrifient au détriment du bien-être des enfants.
On le voit, les intentions du gouvernement et du président Sarkozy ne sont pas guidées par l’amélioration des conditions de vie des plus faibles. Ces mesures sont dramatiques pour l’éducation des enfants. Le programme de réussite éducative est une bonne chose, mais il ne doit pas masquer les carences de l’état dans bien des domaines, carences que le pouvoir en place tente à aggraver en creusant encore plus les inégalités sociales. L’accompagnement individuel ne doit pas occulter la nécessaire amélioration des conditions d’existence de tous.
A Carvin, le programme de réussite éducative dans l’impasse
Alors que de nombreuses villes voisines ont mis en place avec succès le dispositif de réussite éducative, Carvin semble à la traîne… La responsabilité des élus est totale ! Ceux-ci se réfugient derrière le soi-disant manque de coopération des partenaires locaux (éducation nationale, services sociaux…).Ils expriment même en conseil municipal un avis bien tranché sur la question, de la bouche même d’un conseiller municipal de la majorité : « Ce n’est pas évident quand on n’a pas des partenaires faciles ! ». Les partenaires en question apprécieront…
Alors pourquoi ces partenaires arrivent à travailler ailleurs mais pas à Carvin ? Tout simplement parce que le maire et son équipe ne laissent que très peu de marges de manœuvres aux partenaires alors que ce dispositif requiert une forte capacité de travail en équipe. Les conditions d’un travail dans le respect du secret professionnel et des cadres juridiques ne sont pas réunies. D’ailleurs, outre le fait que Carvin n’a jamais su garder un coordonnateur du dispositif, tous découragés par l’obstination des élus, le nom même de notre ville n’apparaît plus sur les listes préfectorales des villes ayant développé un PRE. Tant pis pour les enfants et les familles qui auraient pu en profiter…
MERCI AU PEUPLE IRLANDAIS
Le 29 mai 2005, trois Carvinois sur quatre ont voté NON au Traité Constitutionnel sur l’Europe.
Le 13 décembre 2007, Nicolas Sarkozy signait le prétendu Traité simplifié de Lisbonne, qui, les peuples votant mal, devait être ratifié par les différents parlements des pays de l’Union européenne. Malheureusement pour ces soi-disant élites éclairées, la constitution irlandaise imposait un référendum pour ratifier ce traité et le 12 juin dernier, le peuple Irlandais a rejeté ce Traité qui était une copie conforme du Traité refusé par les peuples Français et Hollandais en 2005.
Comme en France il y a trois ans, les Irlandais ont résisté à la grande coalition des « élites », élites autoproclamées, à leur propagande sommaire et grossière en faveur de ce Traité ultra-libéral.
Les Irlandais ont fait un choix de courage, ils ont rejeté la mise en concurrence des salariés, la pression sur les dépenses sociales et les salaires, l’exploitation accrue des salariés et le démantèlement des services publics.
À partir de ce refus, une nouvelle phase doit s’ouvrir pour l’Europe, celle d’une bataille démocratique pour élaborer un nouveau Traité. Il est temps qu’élites européennes, chefs d’États, rois, reines, milieux patronaux, financiers et leurs relais dans les médias prennent conscience qu’on ne peut pas construire l’Union européenne à marche forcée sans les peuples et contre eux. Qu’ils prennent conscience que les peuples ne veulent pas de leur Europe des marchands, que la « liberté totale de circulation des capitaux » inscrite dans leurs traités mène à la crise financière, que leur concept de « libre concurrence » ne fait pas diminuer les prix mais pressure les salaires (depuis 25 ans, la part des salaires dans les richesses produites dans l’Union européenne a diminué de plus de 9 points pour être transférée vers le capital).
Le refus irlandais remet en selle la question de fond, à savoir la construction actuelle, libérale et antidémocratique de l’Europe.
Le NON irlandais après celui des Français et des Hollandais, dans le prolongement d’une multitude de mouvements sociaux partout en Europe, est un appel pressant pour que l’Europe devienne un espace de progrès social, de solidarité protectrice contre la loi de la jungle de la mondialisation capitaliste.
C’est pour cela que leur vote doit être respecté en premier lieu par N. Sarkozy qui va prendre pour 6 mois la présidence de l’Union.
Les Carvinoises et les Carvinois qui ont massivement voté contre le Traité constitutionnel
en 2005 ne peuvent se sentir qu’en communion avec le peuple irlandais.
Merci au peuple irlandais.
Motion adressée à :
- M. le Président de la République
- M. le Premier Ministre
- M Jacky Hénin, député européen
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